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21.09.2007

MODEM

Bruno Bertier, conseiller municipal à Laval, vice-président de Laval-Agglo, récemment intronisé délégué départemental de Cap 21 (le mouvement de Corinne Lepage) « appelle à la création du MoDem en Mayenne ». Selon lui, « le MoDem devra être autonome mais sans fermer la porte à des accords locaux. Les candidats MoDem auront le droit de former des listes de rassemblement avec tout élu, PS ou UMP qui s'engagera à respecter le pluralisme afin de créer des majorités non sectaires ou l'écologie et les énergies renouvelables auront toute leur place. [...] Le MoDem devra peser de tout son poids lors des prochaines municipales en Mayenne. »

 Ouest-France - 21/09/07

19.09.2007

GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

Laval pourrait accueillir un débat du Grenelle de l'environnement

Le 10 octobre, Laval pourrait accueillir une réunion régionale du Grenelle de l'environnement. Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, doit confirmer prochainement cette décision.

17.09.2007

MODEM

12.09.2007

Corinne Lepage : "Qu'attendons-nous du MoDem ?"

La création du MODEM relève de la gageure et constitue une expérience sans précédent, et c’est ce qui la fait la difficulté de l’exercice. La création du MODEM répond d’abord à une demande de très nombreuses personnes , 80 000 pré-adhérents, 45 000 adhérents hors militants UDF et CAP21. Ce n’est donc pas un mouvement conçu par le haut et cherchant des adhérents. C’est un mouvement soutenu par une base dans la dynamique de la campagne présidentielle de François Bayrou. Dès lors, il ne s’agit pas seulement de fusionner des partis existants auxquels viendraient s’adjoindre quelques personnalités, comme lors de la création de l’UDF ; il s’agit encore moins d’une opération d’absorption par une UDF qui aurait perdu une partie importante de ses cadres . Il s’agit de la création d’un mouvement de type entièrement nouveau, dont le premier challenge est de faire, à partir de cultures et d’histoires différentes, un formidable creuset d’imagination et de propositions, sublimant les aspirations diverses dues à l’origine des adhérents. La première condition pour y parvenir est que chacun trouve à s’exprimer et à être représenté de manière équitable dans les instances qui devront très rapidement se mettre en place. Il est probable que dans une première phase au moins, une structure confédérale souhaitée par les membres de l’UDF permette de garantir les appréhensions de certains et d’apprendre à vivre ensemble et à se respecter, sans tomber dans les travers des courants qui ont largement contribué aux échecs des Verts ou du PS. Mais là n’est pas l’essentiel. La liberté que donne la faculté de construire du neuf permet de faire du MODEM le premier parti du XXIéme siècle , répondant aux aspirations de nos concitoyens , en partant précisément de ce que sont les français du XXI éme siècle. Rappelons le précédent des travaillistes , qui , en Grande Bretagne ont engrangé les succès lorsqu’ils ont abandonné leurs dogmes dépassés pour analyser la société britannique de la fin du XXéme siècle. Sur la forme comme sur le fond, nous devons proposer à nos concitoyens un projet résolument contemporain, ce qui implique une nouvelle gouvernance, , un projet global répondant à un développement soutenable . un projet économique et social inscrit dans les contraintes de la mondialisation et respectueux de la tradition française. La nouvelle gouvernance se doit de faire la place à une démocratie participative, des pouvoirs institutionnels organisés sur une base de pouvoirs et contre-pouvoirs , des principes éthiques et de justice puissants et sanctionnés. A cet égard, la lutte contre la corruption avec une inéligibilité des élus condamnés, le mandat unique, un statut des élus sont une nécessité. Au niveau institutionnel, un parlement puissant, un véritable pouvoir judiciaire doté de moyens , un scrutin proportionnel à l’allemande devraient être instaurés ; Enfin, les nouveaux canaux de la démocratie participative, le referendum d’initiative populaire, une stricte garantie constitutionnelle du pluralisme et de l’indépendance de la presse doivent être reconnus. Il va de soi que les principes dont nous réclamerons l’application à l’extérieur devront être appliqués en interne ; charte éthique rigoureuse et sanctionnée, charte des valeurs servant de pacte commun, respect de la démocratie interne et des droits des adhérents, pouvoirs et contre pouvoirs au sein du mouvement : le MODEM se doit d’être exemplaire au niveau interne. A nous de concevoir une organisation efficace et dynamique qui réponde à ces impératifs contemporains. Notre projet ne peut qu’être soutenable, c’est-à-dire reposer sur l’analyse des défis énergétiques et de matières premières auxquels nous sommes confrontés. Le temps des ressources finies a commencé et nous devons être capables de proposer une nouvelle économie sobre, mais créatrice de valeur et d’emplois et utilisant à son bénéfice les apports de la mondialisation notamment en terme de société de la connaissance. Qualité du territoire et premier producteur potentiel en énergies renouvelables en Europe, qualité des services et notre main d’œuvre, notre pays dispose d’atours remarquables bien mal utilisés. Nos retards en terme de développement industriel sur les marchés du XXI éme siècle, notre mode de comptabilité obsolète en ce qu’il se montre incapable d’intégrer les coûts sociaux et environnementaux, le poids insupportable de notre dette publique constituent autant d’obstacles que nous devons franchir. A nous d’offrir le premier projet global authentiquement soutenable,capable de redonner à notre pays l’optimisme et un rôle d’entraînement en Europe .Nicolas Sarkozy a su convaincre car il a défini un cap clair.Il nous revient d’en faire de même avec le cap démocrate, fondé sur un libéralisme social et environnemental, c’est-à-dire régulant le marché pour accéder à une économie environnementale et préservant la solidarité. C’est donc aux bases même de l’organisation sociale et économique dans un cadre mondialisé qu’il faut s’attaquer en valorisant ce qui a fait la force de notre histoire. La devise républicaine, à laquelle il convient d’ajouter le mot de laïcité, doit servir de ferment à la définition d’un Etat dans lequel traditions républicaine et démocrate ne sont plus antinomiques, mais complémentaires et s’intègrent dans une synthèse contemporaine. Dès lors, le retard reproché à notre pays pourrait devenir une chance de sauter une étape et de passer directement au changement de paradigme devenu indispensable. A nous, fondateurs du MODEM de savoir saisir cette chance. Notre » multiculturalisme »de départ nous le permet. A nous de transformer l’essai et de faire de cette richesse la clé du succès.

Corinne Lepage, Présidente de CAP21 Tribune prévue pour Libération,

10.09.2007

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