18.10.2007
MUNICIPALES
Édition du mercredi 17 octobre 2007
Le centre et la droite sont en train de se mettre d'accord pour les prochaines municipales, au travers de discussions régulières entre François Zocchetto (UDF) et François d'Aubert.
« Nous travaillons sur des bases intéressantes », estime ce dernier. Municipales : vers un ticket Zocchetto-d'Aubert
Les deux hommes se rencontrent régulièrement. Et travaillent sur une hypothèse de partage des responsabilités, avant et après les élections.
La droite et le centre lavallois sont en train de constituer un ticket pour mener la bataille des municipales. C'est tout au moins ce que laissent entrevoir les discussions régulières qui se tiennent, en tête à tête, entre François d'Aubert (maire UMP) et François Zocchetto (sénateur UDF). « Nous travaillons ensemble sur une hypothèse de partage complet des responsabilités », confie ce dernier.
Partage complet qui couvre la composition de la liste, le programme, la façon de mener la campagne. Mais il concerne aussi, et c'est en cela que l'on peut parler de « ticket », « l'après-élections, si nous sommes élus », ajoute l'élu centriste. Cela concerne évidemment le nom du futur maire. « Les choses sont clarifiées, affirme le maire. Et je n'ai pas changé d'avis. »
Début septembre, François Zocchetto avait offert ses services. Mais François d'Aubert les avait refusés, réaffirmant sa volonté d'accomplir un troisième mandat à la tête de la Ville. Il devrait donc endosser la tête de liste. Et sa proposition de céder la présidence de Laval agglomération à François Zocchetto semble bien partie pour aboutir. Même si l'intéressé ne « veut pas rentrer dans les détails ». Quelle équipe ? Autre condition à remplir pour que les deux hommes se mettent d'accord : le renouvellement de l'actuelle majorité. François Zocchetto n'y va pas par quatre chemins. « Je plaide pour qu'on arrive à deux tiers de nouveaux candidats. Si on y parvient, notre liste sera plus neuve que celle de la gauche », espère-t-il.
De l'autre côté de la table des négociations, François d'Aubert paraît plus mesuré. « On ne peut pas réduire le renouvellement du personnel politique à des statistiques, prévient l'actuel maire. On renouvelle l'équipe parce que des élus en place s'arrêtent, et parce qu'on veut y faire entrer de nouvelles personnalités. »
Ce qui pose évidemment la question de l'ouverture. Imposée au gouvernement par Nicolas Sarkozy, elle semble faire des petits au niveau local. Sur son aile droite, la future liste devrait démarrer au Mouvement pour la France (Philippe de Villiers). Ce qui était déjà le cas en 2001. Mais jusqu'où ira-t-elle au centre et au centre-gauche ? François Zocchetto souhaite « l'ouverture la plus large possible ».
Son partenaire UMP note qu'à « gauche rien n'est fixé ». Tout en évoquant la venue de personnalités de la société civile, mais aussi de Cap 21 (le mouvement de Corinne Lepage) et du Modem. « Le problème, c'est qu'il n'est pas encore organisé en tant que formation politique. »
Le Modem se réunit
Mais de ce côté aussi, les choses bougent. Responsable de Cap 21 en Mayenne, Bruno Bertier se dit prêt à constituer une liste Modem aux municipales. « Si l'espace politique existe, il faut y aller. » Allusion aux 22 % atteints par François Bayrou à Laval au premier tour de la Présidentielle.
En tout cas, il écarte d'emblée la possibilité d'un ralliement à l'UMP. « Nous pourrions aller sur une liste commune en fonction de la politique environnementale et de notre degré d'indépendance. » Vendredi, les cadres lavallois du Modem évoqueront le sujet lors d'une réunion interne.
Olivier PAULY. Ouest-France Les autres titres
11:06 Publié dans MODEM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Les commentaires sont fermés.