06.04.2008

MODEM SANS JEAN ARTHUIS

LE MODEM EN MAYENNE A UN AVENIR SANS JEAN ARTHUIS

Bruno Bertier, délégué CAP 21, membre du MoDem, prend acte de la démission de Jean Arthuis du MoDem et par conséquence de son poste de président du Modem en mayenne.

« Cette démission a le mérite de clarifier les positions et justifie la démarche d’indépendance que j’ai toujours défendue au sein du MoDem et lors des municipales en Mayenne. Il n’a pas fallu attendre un mois après les élections pour que les masques tombent. On voit désormais que les investitures données par François Bayrou en Mayenne ont été détournées de leur sens politique par ceux qui les avaient acceptées et qui les ont utilisées à des fins personnelles en excluant les vrais militants du Modem.

Le Modem a un avenir sans Jean Arthuis. En effet, il y a la place pour un centre qui se démarque pleinement de la ligne politique de l’UMP et qui tourne le dos à une certaine façon de faire de la politique. Entre une UDF, satellite de l’UMP et alliée de toujours, il y a un centre autonome qui fait des propositions innovantes dans les domaines de la démocratie politique, l’environnement, l’économie, le social, les droits de l’homme….

J’en appelle à l’ensemble des démocrates qui se retrouvent dans l’engagement de François Bayrou à nous rejoindre pour constituer ce MoDem en Mayenne. Dès à présent, j’entends saisir les instances nationales du Modem pour qu’un nouveau bureau départemental  profondément renouvelé soit mis en place au plus vite après que chacun ait pu faire un choix ».

Conctacts : democratespourlamayenne@voila.fr

 cap21mayenne@orange.fr

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modem

Gilles Artigues: "François Bayrou n'est pas un gourou "

 Dans un long communiqué, Gilles Artigues, membre du comité exécutif du Mouvement Démocrate "dénonce avec force la "énième tentative de destruction de l'entreprise menée par François Bayrou pour transformer en profondeur la vie politique française". Il estime que Jean Arthuis, qui a décidé de quitter le Mouvement Démocrate pour faire revrivre l'UDF "ne respecte donc pas le choix des militants et "courageusement", s'épanche dans la presse, plus friante des propos de joueurs qui marquent contre leur camp que de ceux qui défendent, contre vents et marées, leurs couleurs."

" Cette question de l'indépendance du Mouvement Démocrate a pourtant été tranchée, de manière claire et à la presque unanimité, lors du congrès fondateur du MoDem, en décembre dernier ", écrit Gilles Artigues, député UDF de la Loire de 2002 à 2007 et tête de liste du Mouvement Démocrate à Saint-Etienne où il a récolté 20,23% des votes au premier tour.

 " L'approche des prochaines élections sénatoriales explique cette brusque agitation, poursuit-il. C'est en effet, à l'UMP, que Jean Arthuis doit sa Présidence de la Commission des Finances, au Palais du Luxembourg et il faut bien plaire à celui qui "vous a fait roi"... Tant pis, si les convictions en font les frais... Quelle logique, en effet à vouloir "ressusciter" l'UDF ? Le Nouveau centre, inféodé à l'UMP, ne joue-t-il pas déjà ce role de supplétif servile ?"

" Non, François Bayrou n'est pas un gourou, le chef d'une secte!, écrit encore le conseiller général. Je puis en témoigner comme participant aux instances dirigeantes du MoDem. Tout le monde y a droit à la parole. On peut cependant comprendre une certaine méfiance de la part de celui qui a subi des attaques violentes de la part de ses propres amis. Jamais dans l'histoire de la Vème République, un parti politique n'avait déploré autant de tentatives de destruction de l'intérieur. Jean Arthuis qui devrait etre rejoint dans sa piètre entreprise de résurrection de l'UDF, par Michel Mercier et Thierry Cornillet, n'a pas compris qu'il était un des tenants d'une vie politique passée et qu'un vent de renouveau, avait soufflé sur la vie politique française depuis l'élection présidentielle, avec la demande de pratiques nouvelles."

 

05.04.2008

MODEM

Corinne Lepage: le Modem et la démission de Jean Arthuis

 > La démission de Jean Arthuis, en attendant peut-être d'autres démissions de sénateurs conduit nécessairement les instances dirigeantes du Modem à faire des choix clairs. La situation actuelle résulte de ce que une partie des élus UDF, qui doivent pour beaucoup leur élection à l'UMP ne sont pas d'accord aux stratégies d'autonomie à l'égard de la droite. Ils se sentent d'autant plus forts pour exiger la renaissance de l'UDF que François Bayrou est affaibli non pas tant en raison de son échec à Pau ou du résultat des élections municipales, qui n'est pas aussi mauvais que la presse veut bien le dire, mais par un manque de soutien exprimé par la base du mouvement, par les nouveaux élus, par les nouveaux militants par ce que en l'état actuel nous ne leur donnons pas ce qu'ils souhaitent.

> Ils sont venus au Modem pour construire un parti politique au fonctionnement démocratique. Or, le modèle continue à fonctionner comme l'ancienne UDF alors que nous avons des militants, engagés et exigeants, qui veulent participer au fonctionnement de leur mouvement.

> Nous ne leur en donnons pas les moyens.

> L'absence de communication en direction des militants, l'absence de mise à disposition de moyens d'échange par internet sont en définitive encore plus gênantes que l'absence d'instances organisées. Si dans certaines fédérations, tous les acteurs ont joué le jeu, il n'en va pas de même dans d'autres où les structures anciennes ont perduré interdisant aux nouveaux militants d'accéder à la communication, à la définition de la stratégie, à la capacité de participer aux réunions.

 > Ils sont également venus au Modem pour travailler sur le fond des sujets, lesquels ne manquent pas. Dire qu'on est ni de droite et de gauche n'a pas d'intérêt en soi, hormis bien évidemment démontrer que l'on n'est pas sectaire. > Le seul intérêt de ce positionnement consiste à avoir la liberté nécessaire pour établir un projet autonome, sans avoir à satisfaire un clientélisme de droite ou de gauche, projet qui ne peut être qu'au-delà de la droite et la gauche dans la mesure où les réponses de l'un comme de l'autre ne sont pas adaptées aux enjeux contemporains.

 > Dans la confusion actuelle, mes amis de CAP21, tous mes amis du Modem qui partagent cette analyse et moi-même sommes décidés à nous investir dans la réflexion autour du projet.

> Les capacités, les intelligences, les connaissances ne manquent manifestement pas parmi nos militants. > Je propose à tous ceux qui le souhaitent d'y participer

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