16.10.2007
MANIFESTATION ANTI EPR ET THT ERNEE
MANIFESTATION CONTRE L'EPR ET LA THT LE 20 OCTOBRE 2007 A ERNEE (mayenne)
Malgrè le report à après les municipales des enquêtes d'utilité publique, le projet de Flamanville et le tracé THT qui en découle sont loin d'être abandonnés. La mobilisation est toujours d'actualité et Cap 21 viendra apporter son soutien le 20 octobre prochain à Ernée. A travers cette mobilisation, nous devons demander aux élus et notammment à Jean Arthuis de prendre clairement position et d'accepter un débat sur le sujet avec l'ensemble des Mayennais.
Cap21 Mayenne va, dans les jours qui viennent, interroger les différents candidats aux municipales dans les principales villes de notre département, le président du Conseil Général, le président du Conseil Régional ainsi que les parlementaires sur les thèmes de la THT, l'EPR et les OGM
11:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
TEST ADN
Édition du mardi 16 octobre 2007
53 Lavallois ont signé la pétition anti-ADN
La lettre ouverte aux parlementaires mayennais leur demande de revenir, dans la nouvelle loi sur l'immigration, sur l'amendement Mariani. Le chiffre est évidemment symbolique. Cinquante-trois Lavallois ont signé la pétition anti-ADN. Un texte prenant la forme d'une lettre ouverte aux parlementaires mayennais et qui leur demande de repousser l'amendement Mariani. Cette disposition, intégrée à la nouvelle loi sur l'immigration, prévoit que le regroupement des familles d'immigrés pourra se faire sur la base d'un test génétique, prouvant la filiation entre parents et enfants.
Qu'une telle pétition recueille plus de cinquante adhésions n'est pas étonnant. Ce qui l'est plus, en revanche, c'est le nom des signataires. On y trouve logiquement des personnalités de gauche (dont deux conseillers municipaux, Loïc Bedouet et Jeannine Salbert ou l'ancien maire André Pinçon), mais aussi de droite ou du centre. Parmi eux, Bruno Berthier (Cap 21) et Gisèle Chauveau (UDF) : « L'initiative a été lancée mardi dernier, raconte celle-ci. Elle est née d'un échange dans tous les milieux lavallois. »
Le texte a aussi recueilli l'aval de la société civile. Une dizaine de responsables d'associations ont signé le texte, comme Alain Bachalard (Emmaüs 53) ; Geneviève de Chevigney (Comité catholique contre la faim et pour le développement) ; Dominique Lemercier (Les Trois mondes). Ou encore des personnes issues de l'immigration, comme Maddjidi Adegbindin, (président de France-Bénin Mayenne) ; Idir Aït-Arkoub (président de Forces citoyennes) ; ou Fathia Hamadaïne, (présidente du comité d'animation des Pommeraies). Les représentants d'Alter Égaux et du Réseau éducation sans frontière ont aussi signé, tout comme des représentants du monde de l'éducation.
Cette lettre a été transmise, lundi soir, aux cinq parlementaires mayennais. Dont François Zocchetto, sénateur UDF, qui participe aujourd'hui à la commission mixte paritaire sur le texte. Composée d'un nombre égal de députés et sénateurs, elle doit établir un projet de loi commun, qui devra ensuite être voté par les deux assemblées.
Ouest-France
09:58 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.10.2007
GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT
Journal Ouest-France du jeudi 11 octobre 2007
Grenelle de l'Environnement : déjà des déçus
A Laval hier, les débats ont rassemblé 180 intervenants, dont 45 Mayennais. Des réactions fusent pour que les propositions ne restent pas lettre morte.
Parodie. Pour Françoise Marchand, conseillère municipale des Verts à Laval et vice-présidente du conseil régional, le Grenelle à Laval hier n'a pas tenu ses promesses. « L'objectif était de recueillir des propositions nationales et de l'enrichir de spécificités régionales [...]. Cette consultation n'aura été qu'une parodie même si nous avons pu faire avancer quelques-unes de nos propositions sur les pesticides ou les risques électromagnétiques. »
Elle faisait partie d'un atelier sur l'environnement et la santé et salue « le travail du groupe national qui a fait un travail approfondi ». Mais « les propositions d'action concrètes sont beaucoup moins novatrices et les thèmes sérieux ont été édulcorés par les différents lobbies ». Question : « Comment pouvions-nous débattre en deux heures et approfondir 129 propositions ? » Françoise Marchand évoque une « stratégie d'étouffement du mouvement écologique qui vise le président de la République. [...] Le mouvement écologique aura néanmoins joué en toute loyauté le jeu de cette consultation ».
Manque de dialogue. Bruno Bertier de Cap 21 (le parti de Corinne Lepage) et conseiller municipal à Laval, dénonce le manque « prévisible » de dialogue sur l'environnement, le réacteur nucléaire EPR à Flamanville et la ligne à très haute tension. Il exhorte les élus de la Mayenne à prendre « clairement position pour que le débat soit possible avec tous les Mayennais qui sont en droit de connaître l'ensemble des conséquences tant sanitaires qu'environnementales ».
Dans le camp du gouvernement. Guillaume Garot, député et conseiller général de Laval, participait au Grenelle et estime que « la réunion a permis un débat constructif ». Malheureusement, il regrette que la question de la THT ait été « rapidement évacuée, comme celle de l'EPR alors qu'il s'agit de choix énergétiques majeurs pour notre pays. » Mais à ses yeux des propositions « exigeantes » ont été exprimées dans les ateliers du Grenelle d'hier : sur les cultures OGM en plein champ, la réduction des pesticides, sur les transports, la qualité de l'eau. « La balle est désormais dans le camp du gouvernement [...] pour de vraies avancées pour le développement durable en France. Des espoirs sont nés avec le Grenelle. Le gouvernement ne doit pas les décevoir. »
Et le train ? Des représentants de la Fédération régionale des usagers des transports (Fnaut) ont participé à l'atelier sur la lutte contre les changements climatiques et la maîtrise de la demande en énergie. La Fnaut y a rappelé ses objectifs : réduire la vitesse sur autoroute, le développement du fret ferroviaire, la réduction d'émissions de CO2 des véhicules, l'éco-redevance... Régionalement, la Fédération demande « une réorientation fondamentale des fonds d'intervention des collectivités au profit de modes de transport peu polluants ». La Fnaut milite toujours pour la conservation et la réouverture de lignes ferroviaires, l'accès aux loisirs sans voiture, le développement du vélo... Et interroge sur la manière dont les propositions du Grenelle « seront portées à la connaissance du public et suivies par les acteurs de la négociation finale ».
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